LES

MOULINS

DE ST-LUC

Edit

Bourgeoisie de St-Luc

Introduction

Les Moulins de St-Luc sont la propriété de la Bourgeoisie. Ce site a été classé en degré (A) d’importance nationale; une servitude a été constituée. De tout temps, les hommes ont construit des moulins pour moudre leurs céréales et confectionner leur pain, aliment de base de toute existence humaine. Il est difficile de définir leur évolution technologique car la chronologie des inventions ne coïncide pas nécessairement avec l’histoire de leur utilisation et varie encore dans l’espace géographique. En effet, certains composants se maintiennent inchangés à travers les siècles tandis que d’autres évoluent. Les réinventions sont fréquentes. C’est le mathématicien dauphinois Jacques Besson qui réinventa le moulin à roue horizontale et en améliora le rendement par le coffrage latéral de la roue.

Les moulins valaisans – dits prévitruviens – se contentent d’une mécanique rudimentaire, précédant chronologiquement les engrenages perpendiculaires avec roues verticales. Bien adaptée aux fortes pentes, la roue horizontale s’est donc répandue dans les régions de montagne, notamment en Suisse dans les Grisons, au Tessin et en Valais. Il s’agit d’un groupe extraordinaire d’installations hydrauliques en cascades. Toutes les bâtisses et les mécanismes ont été entièrement restaurés entre 1981 et 1984. Ci-dessous vous trouverez la liste de ces installations:

Les Moulins

Moulin à maïs

Caractéristiques:

›  Roue horizontale à pales obliques
›  Axe en bois avec une tige métallique
›  Rotation adaptée à la sorte de grain

Les familles anniviardes possédaient à Sierre, Sous-Géronde et spécialement à Chippis des champs de maïs qu’elles travaillaient durant une partie de l’année selon le rythme de la transhumance. L’élevage du travail, les travaux des champs, de la vigne, du jardin et du verger constituaient la principale activité économique. La culture du maïs complétait non seulement l’alimentation céréalière (la polenta), mais permettait après mouture d’entrer dans la préparation de la pâte à pain de seigle de St-Luc.

Transporté par char jusqu’à Fang, fin de la route d’Anniviers, le maïs était acheminé à dos de mulet jusqu’au village où il prenait place dans le grenier pour sécher jusqu’à l’ouverture de la chambre à pain et du four banal l’année suivante. En principe, le maïs représentait le tiers des céréales dans la composition du mélange, proportion qui pouvait varier selon les goûts du fabricant. Si la récolte de seigle et de froment avait souffert du temps en altitude, le maïs complétait avantageusement le mélange.

Les Moulins

Foulon à drap

Caractéristiques:

›  Roue verticale à aubes
›  Axe en bois à transmission horizontale
›  2 lourds pillons frappant le tissu

Le chanvre n’a pas survécu au-delà de la fin du XIXe dans le Val d’Anniviers, remplacé par l’attrait des textiles nouveaux apparus au début du XIXe siècle et présentés dans les foires. Dans d’autres régions du Valais, moins concernées par la transhumance, donc plus à l’écart des influences extérieures, la culture du chanvre a perduré plus tardivement.Les chenevières se trouvaient à la Praz (sous l’Hôtel Bella-Tolla) et au Flanc proche des moulins. Seules les terres de mauvaise qualité étaient réservées pour le chanvre, culture peu délicate. Arrachées avant la fin de l’été, les tiges mâles, plus frêles et plus courtes que les tiges femelles, qui étaient récoltées deux à trois semaines plus tard, séchaient en javelles sur le sol, puis étaient liées en bottes, têtes recourbées vers l’intérieur. Après avoir ôté avec un grand peigne (pègno) fixé sur un banc les graines des tiges utilisées comme semences l’année suivante, on tressait les tiges et on les déposait ensuite dans un étang pour le rouissage (nijiè). Ainsi, durant deux à trois semaines, l’action de la fermentation allait séparer les fibres des tiges. Elles séchaient ensuite devant les raccards ou les maisons. Avant d’être écrasées au moyen d’une broie (brèha) ou d’un fléau, tressées à nouveau, les fibres étaient disposées dans l’auge circulaire d’un foulon, profonde de 20 à 30 cm, dans laquelle tournait une pierre lourde de forme conique actionnée par un axe vertical muni de pales.

Peigné, puis filé au rouet comme la laine de mouton, le fil de chanvre, selon la qualité, servait à la confection des tissus vestimentaires (chemises et costumes), des draps de lit, du tissu à paillasse, des nappes, des trames de métiers à tisser, de fils grossiers ou de la ficelle. Les écheveaux prêts, le métier à tisser entrait en action durant les mois d’hiver.

Enfin les rouleaux de tissu, d’une largeur de 80 cm étaient amenés au foulon pour l’opération de pilonnage. La roue verticale entraîne un axe horizontal en mélèze traversé de part en part de deux cames verticales asymétriques. Celles-ci, en tournant, soulèvent alternativement deux pilons très lourds qui, en retombant, écrasent le tissu. Le rouleau de drap est entraîné progressivement dans une excavation creusée dans le support de bois où viennent frapper les pilons. Cette opération était facilitée par l’extrémité inférieure des pilons taillée en biseau de façon dégradée. Le tissu avançait lentement dans une eau tiède et savonneuse, parfois teintée.

Les Moulins

Maison du Meunier

Caractéristiques:

›  Une cuisine en pierre avec âtre
›  Un fourneau en pierre ollaire
›  Une chambre avec un lit

Datant de 1793, elle a été construite pour faire face à l’augmentation de la demande. En effet, comme le pain était fabriqué trois à quatre fois par an durant un mois, même en hiver, la présence permanente du meunier était indispensable. Elle comprend une cuisine construite en pierre avec l’âtre, une crémaillère, un chaudron et quelques ustensiles. Toutefois, les repas du meunier devaient le plus fréquemment être préparés au village et apportés, soit par un membre de sa famille, soit par un habitant livrant son grain. La chambre contiguë comprend un lit recouvert d’une paillasse, au-dessus de laquelle un orifice permettait au meunier de chasser le renard ou le chevreuil en toute tranquillité. En face de la couche, quatre arches (artsé) de bois servaient à conserver le grain prélevé pour son salaire et la part revenant à la bourgeoisie (1 à 2 litres par sac selon une mesure appelée fesseling). Près de l’entrée trône un massif pierre-ollaire. La fonction de meunier était mise aux enchères chaque année, le jour de la St-Antoine. Il recevait un salaire fixe ainsi qu’une mesure de grains prélevée sur chaque famille utilisant le moulin.

Les Moulins

Moulin à seigle

Caractéristiques:

›  Roue horizontale à pales obliques
›  Axe en bois avec une tige métallique
›  Rotation rapide due à la forte déclivité

La part importante de la farine de seigle entrant dans la fabrication du pain exigeait une production régulière et accélérée. Ce moulin se distingue ainsi des trois autres par la dimension plus grande des pierres. La farine de seigle, moulue moins fine que celle du froment, était pesée et déversée dans des sacs que les mulets transportaient au four à pain situé au centre du village.

Les Moulins

Moulin à seigle
et à froment

Caractéristiques:

›  Roue horizontale à pales obliques
›  Axe en bois avec une tige métallique

Le seigle et le froment, récoltés durant le mois d’août, étaient déposés en gerbes sur la galerie des raccards pour sécher. On les battait, en hiver, dans l’aire au centre du raccard, au moyen de fléaux de bois. Les mulets transportaient ensuite le grain extrait et vanné vers le moulin.

Les Moulins

Foulon à orge

Caractéristiques:

›  Roue horizontale à pales obliques
›  Axe en bois sans tige métallique

Contrairement au seigle et au froment, l’orge (ourzo) nécessitait un foulage dans une conche, pièce de bois massive creusée d’une gaine de 30 cm de large dans laquelle tourne une pierre ronde reliée à l’axe par une traverse en bois. Privée de la balle, l’orge était consommée cuite dans la soupe aux légumes (minechtra) ou dans le bouilli (viande séchée cuite avec légumes). Nous trouvons aussi un presse-noix qui est un équipement unique dans un village de montagne, sachant que les noix provenaient de la plaine, notamment de Veyras et de Niouc. Libérées de leur coquille, les amandes étaient passées au foulon puis pressées pour donner une huile aux qualités et utilisation diverses: huile de cuisine, d’éclairage, voire à usage médicinal. Etrangement réunis, le foulon et le presse-noix sont les témoins les plus anciens du site.

Edit

Burgerschaft St-Luc

Einleitung

Die Mühlen von St-Luc sind Eigentum der  Bürgergemeinde. Diese Stätte wurde in Grad (A) von nationaler Bedeutung eingestuft. Schon seit jeher haben die Menschen zum Mahlen ihres Getreides und für die Herstellung ihrer Grundnahrungsmittel Mühlen gebaut. Die Bestimmung der technischen Entwicklung dieser Einrichtungen ist jedoch nicht leicht, denn die Chronologie der Erfindungen stimmt nicht unbedingt mit der Geschichte ihrer Nutzung überein und ist zudem von Ort zu Ort verschieden. Gewisse Einrichtungen blieben Jahrhunderte hindurch unverändert während andere laufend weiter entwickelt wurden. Zahlreich sind dagegen die Wieder-entdeckungen. Der aus dem Dauphiné stammende Mathematiker Jacques Besson, hat die Mühle mit dem horizontalen Schaufelrad wieder erfunden und verbesserte zugleich den Wirkungsgrad durch die Verschalung des Rades.

Die Mühlen im Wallis – die so genannten prévitruviens – beruhten auf einer einfachen Mechanik und wiesen sich durch ihre senkrechte Kraftübertragung aus. Dem steilen Gelände gut angepasst eignete sich in der Schweiz besonders das horizontale Rad, das sich in den Kantonen Graubünden, Tessin und Wallis bestens bewährte. Es handelt sich um eine einmalige Gruppe von hydraulischen und stufenartig angelegten Einrichtungen, die alle mit Wasserkraft betrieben werden. Alle zwischen 1981 und 1984 restaurierten Einrichtungen stehen heute wieder in Betrieb.

Die Mühlen

Maismühlen

Eigenschaften:

›  Horizontal abgeschrägtes Wasserrad
›  Holzachse mit Metallstab
›  An die Getreideart angepasste Rotation

Die Familien von Anniviers besaßen Maisfelder in Sierre, Sous-Géronde und vor allem in Chippis, die sie einen Teil des Jahres nach dem Rhythmus der Transhumanz bewirtschafteten. Die wichtigste wirtschaftliche Tätigkeit war die Aufzucht von Arbeitskräften, die Arbeit auf den Feldern, im Weinberg, im Garten und im Obstgarten. Der Anbau von Mais ergänzte nicht nur die Getreidenahrung (Polenta), sondern wurde nach dem Mahlen zur Herstellung von Roggenbrotteig nach Lukas verwendet. Der Mais wurde mit einem Panzer nach Fang, am Ende der Straße von Anniviers, transportiert und per Maultier in das Dorf gebracht, wo er auf dem Dachboden zum Trocknen untergebracht wurde, bis die Brotkammer und der gemeinsame Ofen im folgenden Jahr geöffnet wurden. Im Prinzip machte Mais in der Zusammensetzung der Mischung ein Drittel des Korns aus, ein Anteil, der je nach Geschmack des Herstellers variieren kann. Wenn die Roggen- und Weizenernte unter den Witterungsbedingungen in großen Höhenlagen gelitten hatte, war Mais eine vorteilhafte Ergänzung der Mischung.

Die Mühlen

Stoffwalke

Eigenschaften:

›  Senkrechtes Wasserrad
›  Horizontale Holzachse
›  2 schwere Lärchenbalken als Dreschflegel

Hanf überlebte im Val d’Anniviers nicht über das Ende des 19. Jahrhunderts hinaus und wurde durch die Attraktivität der neuen Textilien ersetzt, die zu Beginn des 19. Jahrhunderts auftauchten und auf Messen präsentiert wurden. In anderen Regionen des Wallis, die weniger von der Transhumanz betroffen und daher von äusseren Einflüssen isolierter sind, wurde der Hanfanbau später fortgesetzt, mit Hanffeldern in La Praz (unter dem Hôtel Bella-Tolla) und in Le Flanc in der Nähe der Mühlen. Nur qualitativ minderwertiges Land war dem Hanf vorbehalten, der keine sehr empfindliche Kulturpflanze war. Vor Ende des Sommers gepflückt, wurden die männlichen Stängel, die zarter und kürzer als die weiblichen Stängel waren, die zwei bis drei Wochen später geerntet wurden, in Bleiche am Boden getrocknet, dann in Bündeln zusammengebunden und die Köpfe nach innen gebogen. Nachdem man mit einem großen Kamm (pegno), der auf einer Bank befestigt war, die Samen von den im folgenden Jahr als Saatgut verwendeten Stängeln entfernt hatte, wurden die Stängel geflochten und dann in einen Teich zur Röste (nijiè) gelegt. So würde die Gärung während zwei bis drei Wochen die Fasern von den Stängeln trennen. Sie wurden dann vor den Häusern getrocknet. Vor der Zerkleinerung mit Hilfe eines Brechers (brèha) oder eines wieder geflochtenen Schlegels wurden die Fasern in den kreisförmigen Trog einer 20 bis 30 cm tiefen Trommel gelegt, in der sich ein schwerer, kegelförmiger Stein drehte, der von einer vertikalen Welle mit Messern angetrieben wurde.

Je nach Qualität wurde Hanfgarn gekämmt und dann wie Schafwolle auf einem Spinnrad gesponnen und je nach Qualität zu Bekleidungsstoffen (Hemden und Anzüge), Bettwäsche, Matratzenstoffen, Tischdecken, Webschüssen, groben Garnen oder Zwirn verarbeitet. Als die Stränge fertig waren, wurde der Webstuhl während der Wintermonate in Betrieb genommen.

Schließlich wurden die 80 cm breiten Tuchrollen für den Beschuss in die Walkmaschine gebracht. Das vertikale Rad treibt eine horizontale Lärchenwelle an, die von zwei asymmetrischen vertikalen Nocken durchquert wird. Während sie sich drehen, heben sie abwechselnd zwei sehr schwere Stampfer an, die beim Zurückfallen das Gewebe zerquetschen. Die Tuchrolle wird nach und nach in eine in den hölzernen Träger gegrabene Baugrube getrieben, wo die Stampfer zum Schlagen kommen. Dieser Vorgang wurde dadurch erleichtert, dass das untere Ende der Trommelstöcke in einer verschlechterten Weise abgeschrägt wurde. Das Tuch wurde langsam in lauwarmem, seifenartigem Wasser, manchmal getönt, vorwärtsbewegt.

Die Mühlen

Haus des Müllers

Eigenschaften:

›  Eine Steinküche mit Kamin
›  Ein Nebenzimmer mit einem Bett
›  Einem Specksteinofen

Sie stammt aus dem Jahr 1793 und wurde wahrscheinlich gebaut, um die steigende Nachfrage zu befriedigen. Da Brot drei- bis viermal im Jahr einen Monat lang, auch im Winter, gebacken wurde, war die ständige Anwesenheit des Müllers in der Tat unerlässlich. Es umfasst eine aus Stein gebaute Küche mit Herd, einem Gestell, einem Kessel und einigen Utensilien. Die Mahlzeiten des Müllers wurden jedoch am häufigsten im Dorf zubereitet und entweder von einem Mitglied seiner Familie oder von einem Bewohner, der sein Getreide ablieferte, mitgebracht. Das Nebenzimmer hatte ein mit einer Strohmatratze bezogenes Bett, über dem ein Loch dem Müller erlaubte, in Ruhe Füchse oder Rehe zu jagen. Gegenüber dem Bett wurden vier Bögen (artsé) aus Holz verwendet, um das für seinen Lohn entnommene Getreide und den der Bourgeoisie zustehenden Anteil (1 bis 2 Liter pro Sack nach einem als fesseling bezeichneten Maß) zu lagern. In der Nähe des Eingangs befindet sich ein massiver steinerner Leuchtstein. Die Funktion des Müllers wurde jedes Jahr am St. Antoniustag versteigert. Er erhielt ein festes Gehalt sowie ein Maß an Getreide, das von jeder Familie, die die Mühle benutzte, abgenommen wurde.

Die Mühlen

Roggenmühle

Eigenschaften:

›  Horizontal abgeschrägtes Wasserrad
›  Holzachse mit Metallstock
›  Schnelle Rotation durch starke Neigung

Der Brotte ig bestand grösstenteils aus Roggenmehl, was eine regelmässige und beschleunigte Produktion erforderlich machte. Aus diesem Grund besitzt diese Mühle grössere Mühlsteine als die drei anderen. Das weniger fein als das Weizenmehl gemahlene Roggenmehl wurde gewogen, in Säcke abgefüllt und von Maultieren zum Brotofen gebracht, der sich in der Mitte des Dorfes befand.

Die Mühlen

Roggen- und
Weizenmühle

Eigenschaften:

›  Horizontal abgeschrägtes Wasserrad
›  Holzachse mit Metallstock

Der im August geerntete Roggen und Weizen wurde in Garben auf den Galerien der Kornspeicher ausgereift und in den Wintermonaten im Getreidespeicher gedroschen. Maultiere transportierten das durch die geflochtene Kornwanne gesiebte Korn zur Mühle.

Die Mühlen

Gerstenwalke

Eigenschaften:

›  Horizontal abgeschrägtes Wasserrad
›  Vertikalachse ohne Metallstock

Im Gegensatz zu Roggen und Weizen erforderte die Gerste eine sanfte Behandlung in einem runden Holztrog, denn die Gerstenkörner durften nicht zerdrückt werden. Gekocht wurde die Gerste in einer Gemüsesuppe (Minestra) oder in einem typisch einheimischen Eintopfgericht mit trockenem Fleisch und Gemüse. Wir finden auch eine Nusspresse, die ein einzigartiges Gerät in einem Bergdorf ist, da wir wissen, dass die Nüsse aus der Ebene stammen, vor allem aus Veyras und Niouc. Nachdem die Mandeln von ihren Schalen befreit worden waren, wurden sie zerkleinert und dann gepresst, um ein Öl mit verschiedenen Qualitäten und Verwendungen zu erhalten: Speiseöl, Leichtöl und sogar für medizinische Zwecke. Seltsamerweise sind der Brecher und die Nusspresse die ältesten Zeugen der Stätte.

Edit

Bourgeoisie of St-Luc

Introduction

The Moulins de St-Luc are the property of the Bourgeoisie. This site has been classified in degree (A) of national importance. From immemorial time, men have built mills to grind cereals for their bread, basic food of any human existence. It is difficult to define their technological evolution, because the chronology of inventions does not necessarily coincide with their history and still varies in different geographical areas. Certain components, indeed, are maintained unchanged through centuries while others are in constant development. Reinventions are frequent. It is the french mathematician Jacques Besson who reproduced the mill with horizontal wheel, improving the output with a side formwork. The mills of Valais – known as prévitruviens – based on a rather rudimentary mechanism, precede chronologically these with perpendicular gears and vertical wheel. Well adapted to the strong sloped landscape, horizontal wheel thus spread in the swiss mountain areas, particularly in Cantons Grisons, Tessin and Valais. This is an extraordinary group of cascading hydraulic installations. All the buildings and mechanisms were completely restored between 1981 and 1984. Below you will find a list of these installations:

The Mills

Cornmill

Characteristics:

›  Horizontal wheel with slanting paddles
›  Wooden vertical axis, with metal rod
›  Rotation adapted to the type of grain

The families of Anniviers owned maize fields in Sierre, Sous-Géronde and especially in Chippis, which they worked for part of the year according to the rhythm of transhumance. The main economic activity was the rearing of labour, work in the fields, the vineyard, the garden and the orchard. The cultivation of maize not only complemented the cereal food (polenta), but after milling it was used to make St Luke’s rye bread dough. Transported by tank to Fang, at the end of the Anniviers road, the corn was carried by mule to the village where it was placed in the attic to dry until the bread chamber and the common oven were opened the following year. In principle, maize accounted for one third of the grain in the composition of the mixture, a proportion that could vary according to the manufacturer’s tastes. If the rye and wheat harvest had suffered from the weather at high altitudes, maize was an advantageous addition to the mix.

The Mills

Cloth rammer

Characteristics:

›  Vertical paddle-wheel
›  Wooden shaft with horizontal transmission
›  2 heavy looters hitting the fabric

Hemp did not survive beyond the end of the 19th century in the Val d’Anniviers, replaced by the attraction of the new textiles that appeared at the beginning of the 19th century and were presented at fairs. In other regions of the Valais, less concerned by transhumance and therefore more isolated from external influences, hemp cultivation continued later, with hemp fields in La Praz (under the Hôtel Bella-Tolla) and in Le Flanc near the mills. Only poor quality land was reserved for hemp, which was not a very delicate crop. Plucked before the end of the summer, the male stems, which were frailer and shorter than the female stems, which were harvested two to three weeks later, dried in bleach on the ground, then were tied in bundles, heads bent inwards. After removing with a large comb (pegno) fixed on a bench the seeds from the stems used as seed the following year, the stems were braided and then placed in a pond for retting (nijiè). Thus, during two to three weeks, the action of fermentation would separate the fibres from the stems. They were then dried in front of the houses. Before being crushed by means of a crusher (brèha) or a flail, braided again, the fibres were placed in the circular trough of a drum, 20 to 30 cm deep, in which a heavy conical-shaped stone turned, driven by a vertical shaft with blades.

Depending on the quality, hemp yarn was combed and then spun on a spinning wheel like sheep’s wool, and was used to make clothing fabrics (shirts and suits), bed sheets, mattress fabrics, tablecloths, loom wefts, coarse yarns or twine, depending on the quality. When the skeins were ready, the loom was put into action during the winter months.

Finally, the rolls of fabric, 80 cm wide, were taken to the fuller for the shelling operation. The vertical wheel drives a horizontal larch shaft which is traversed by two asymmetrical vertical cams. These, as they rotate, alternately lift two very heavy rammers which, as they fall down, crush the fabric. The roll of cloth is progressively driven into an excavation dug in the wooden support where the rammers come to strike. This operation was made easier by the lower end of the drumsticks being bevelled in a degraded way. The cloth advanced slowly in lukewarm, soapy water, sometimes tinted.

The Mills

House of miller

Characteristics:

›  A stone kitchen with hearth
›  An adjoining room with a bed
›  A soapstone stove

Dating from 1793, it was probably built to meet the increase in demand. Indeed, as bread was made three to four times a year for a month, even in winter, the permanent presence of the miller was indispensable. It includes a kitchen built in stone with the hearth, a rack, a cauldron and some utensils. However, the miller’s meals were most frequently prepared in the village and brought either by a member of his family or by an inhabitant delivering his grain. The adjoining room had a bed covered with a straw mattress, above which a hole allowed the miller to hunt foxes or deer in peace. Opposite the bed, four arches (artsé) of wood were used to store the grain taken for his wages and the share accruing to the bourgeoisie (1 to 2 litres per bag according to a measure called fesseling). Near the entrance is a massive stone-oluminous stone. The function of miller was put up for auction every year on St. Anthony’s Day. He received a fixed salary as well as a measure of grain taken from each family using the mill.

The Mills

Rye mill

Characteristics:

›  Horizontal wheel with skew paddles
›  Wooden shaft with metal rod
›  Fast rotation due to strong declivity

The main part of rye flour used for bread making required a regular and accelerated production. This mill distinguished itself from the 3 others by a larger size of stones. Rye flour, ground less fine than wheat flour, was weighed and poured in bags carried by mules to the stone oven located in the center of the village.

The Mills

Rye and wheatmill

Characteristics:

›  Horizontal wheel with skew paddles
›  Wooden shaft with metal rod

Rye and wheat, harvested in August, were deposited in sheaves on the gallery of raccards (granaries) to dry. They were threshed, in winter, inside the raccard and carried by mules towards the mill.

The Mills

Barley mill

Characteristics:

›  Horizontal wheel with skew paddles
›  Wooden axle without metal rod

Contrarily to rye and wheat, barley (ourzo) required grinding in a massive piece of wood with a 30 cm wide casing in which turns the round stone connected to the shaft by a cross-piece of wood. Barley was consumed cooked in a vegetable soup (minechtra) or with boiled meat and vegetables.We also find a nut-press which is a unique piece of equipment in a mountain village, knowing that the nuts came from the plain, especially from Veyras and Niouc. Once freed from their shells, the almonds were crushed and then pressed to give an oil with various qualities and uses: cooking oil, lighting oil, and even for medicinal purposes. Strangely enough, the crusher and the nut-press are the oldest witnesses of the site.